Château Angélus est situé au cœur d’un amphithéâtre naturel, sur le Coteau sud du « pied de côte » de Saint-Emilion.
Château Angélus est une propriété familiale acquise, au début du 20e siècle, par Maurice de Boüard de Laforest. Ce dernier était alors déjà propriétaire du vignoble voisin, le Château Mazerat, qui appartenait à la famille depuis 1790. Le nom du domaine provient de ce que l’on entendait sonner l’angélus simultanément par les trois églises des environs depuis le vignoble. Au fur et à mesure, les fils de Maurice, Jacques et Christian achetèrent, dans les années 1960, plusieurs parcelles contigües au domaine qui constituent le périmètre actuel du Château Angélus. La propriété est aujourd’hui dirigée par Hubert de Boüard de Laforest et son cousin Jean-Bernard Grenié.
Le vignoble actuel du Château Angélus est d’un seul tenant, couvrant une superficie de 32 hectares dont 23.4 hectares en 1er Grand Cru Classé - B. Les sols sont constitués d’une bulle argilo-calcaires avec quelques traces d’argiles bleues sur la partie haute du vignoble et sableux argilo calcaires à flanc de coteau. On trouve une proportion relativement importante de Cabernet-Franc au vignoble, cépage relativement tardif convenant particulièrement bien à l'exposition de la côte sud de Saint-Emilion, que l’équipe technique essaie toujours de vendanger en légère sur-maturité.
A la vigne, la taille est girondine à deux bras. Angélus pratique une culture conventionnelle avec, pour la partie enherbée, un désherbage mécanique entre les pieds. En été, le domaine pratique l’ébourgeonnage puis l’éclaircissage ainsi que des vendanges vertes afin de limiter les rendements entre 5 à 9 grappes par pied de vigne. Depuis quelques années, Château Angélus tend vers une gestion parcellaire du vignoble. Les vendanges sont manuelles avec tri méticuleux des raisins à la vigne. L’égrappage se fait ensuite manuellement sur une première table, suivi de deux tris supplémentaires sur baies entrées aux chais climatisés. Les raisins sont ensuite placés sur un tapis convoyeur afin de remplir les cuves par gravité.
La fermentation se fait en cuves inox, béton et bois, ces dernières étant réservées aux meilleures parcelles de l’année, avec un système de régulation des températures (28 à 32°). Jean-Charles Dugos, le Maître de Chai, pratique ensuite une macération préfermentaire de 3-4 jours (thermorégulée ou carboglace) avant de procéder à une macération d’environ un mois. L’extraction est effectuée sur toutes les cuves par remontage ou délestage. La mise en barriques à 100% neuves par cépages est immédiatement effectuée après écoulage. Le futur vin y fait alors sa fermentation malolactique, L’élevage dure entre 18 à 24 mois selon les années. Angélus travaille avec trois tonneliers qui préparent des barriques en chauffe moyenne / lente afin d’obtenir un fin boisé.
Après de nombreuses dégustations, l’assemblage des lots est effectué à la suite du premier été d’élevage. Généralement le vin n’est pas collé.
Depuis une quinzaine d’années, Angélus est parfaitement représentatif des grands Saint-Emilion modernes, aromatiques et riches d’une grande densité de matière, mais qui savent préserver la précision du fruit et la finesse de leur terroir. Les amateurs des années 70 et 80 se souviennent d’une époque où les vins du Château l’Angélus étaient souvent peu satisfaisants et globalement médiocres. Cette période est définitivement révolue depuis que Hubert de Boüard de Laforest a repris seul la direction du Château Angélus en 1985. Les dégustations verticales de Angélus montrent clairement un net changement de style à partir de 2000 : les vins deviennent alors plus modernes, concentrés, alcoolisés. La maturité, la rondeur, la volubilité de Château Angélus laisse cependant de la place à la finesse. Clairement travaillés pour une forme de plaisir immédiat, charnels, accessibles - certains diront d’une certaine manière internationalisés, Angélus conserve toutefois dans le verre, une précision d’élaboration remarquable.
De qualité brillamment constante depuis dix ans, Château Angélus jouit d’une très belle réputation, expliquant l’ajustement de ses prix de sortie à l’importante demande internationale.
Angélus, Carillon de L'Angélus (second vin)
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Pour le Club Toulousain In Vino Veritas
Bouquet profond, sanguin, plus végétal, moins expansif que celui du 1996, sur des odeurs de cassis, de tabac, d’agrumes, de minéral, de figue.
En bouche, l’austérité, qui confère de la vigueur au vin, est adroitement enjolivée dans une trame de qualité, ferme et sapide. Tannins un tantinet poudreux (aspect pulvérulent).