Château Beauséjour est situé à 4km de Saint-Emilion, au sommet du coteau de Montagne Saint-Emilion, l’un des plus élevé de la région. Le vignoble de Beauséjour, en appellation Montagne Saint-Emilion, s’étend depuis l’église romane du 11ème siècle de Saint-Martin jusqu’aux pieds des 5 moulins de Calon, trônant au sommet de la côte.
C’est en 1851 que la famille Laporte construit Beauséjour. Possédant plusieurs domaines viticoles, la famille est active dans le négoce. Elle utilisait le grand chai de Beauséjour pour le stockage et le vieillissement des plus prestigieux crus de la région de Pomerol et Saint-Emilion. En 1994, le domaine de Beauséjour est d’abord acheté par un groupe d’investisseurs et sa gestion confiée à la Société des Vignobles Germain. Patricia et Pierre Bernault acquièrent Château Beauséjour en décembre 2004. Dès lors, les propriétaires sollicitent l’intervention de Stéphane Derenoncourt et de son équipe pour les guider dans la remise en état des vignes, la mise en valeur des sols ainsi que du suivi de la vinification et de l’élevage.
Le vignoble de Château Beauséjour, 12ha dont 3ha de vieilles vignes plantées en 1901, est constitué de différentes parcelles nommées « Paradis, Clos de l’Eglise, Clos 1901, Moulin et Caillou ». Il a la particularité d’être situé au haut de la Côte de Montagne Saint-Emilion, orienté vers le sud – sud-ouest en légère pente, assurant un drainage naturel, un ensoleillement propice et une excellente ventilation des grappes. La vigne de Beauséjour repose sur un excellent terroir argilo-calcaire de 20 à 50cm de profondeur avec quelques parcelles argileuses, posé sur une table calcaire fissurée, le sous-sol ayant autrefois servi de carrières pour la construction de Bordeaux et Libourne. L’âge moyen de la vigne est de 35 ans. L’encépagement de Beauséjour est de 70% Merlot et 30% Cabernet-Franc. La densité de plantation, selon les parcelles, se situe entre 4'500 et 8'000 pieds/ha. Toutefois, le Clos 1901 (3ha) est planté de 50% Merlot et 50% Cabernet-Franc. Ces très vieilles vignes sont conservées coûte que coûte et font l’objet d’un soin quasi maniaque de la part de Pierre Bernault. Leur matériel végétal, dont quelques variétés aujourd’hui disparues, est multiplié à la propriété. A ce sujet, Beauséjour collabore avec Château Ausone pour effectuer des sélections clonales des ses vieux plants en vue de replantations futures.
L’essentiel du travail est réalisé à la vigne. La culture est raisonnée et Château Beauséjour limite au maximum l’emploi de produits systémiques. Ils ne sont utilisés que lorsque aucune autre solution n’est possible. La taille est en double Guyot. Afin de diminuer le rendement, le nombre de bourgeons est limité, ce qui améliore la maturation du raisin et empêche le développement de maladies. Les vendanges sont manuelles, en cagettes, avec tri sévère à la vigne.
Après éraflage, le raisin est à nouveau trié manuellement sur tapis. Le raisin est ensuite encuvé en baies entières. A Beauséjour, les cuves sont en béton. La fermentation alcoolique et malolactique dure de 15 à 18 jours et la macération de 3 à 21 jours selon les années. Les levures sont indigènes, toutefois, si les degrés d’alcool sont importants, des levures sélectionnées peuvent être utilisées en complément. L'élevage de Château Beauséjour est d'environ 12 mois et de 6 mois pour Charmes. Les barriques sont affectées selon les lots. A noter que Beauséjour travaille avec trois tonneliers (Taransaud, Ermitage et Vicard). Un soutirage est effectué après la fermentation malolactique afin d’enlever les lies et permettre un nettoyage des barriques à la vapeur. L’assemblage se fait à la fin de l’élevage, si possible sans collage ni filtration. Celui-ci n’est pas parcellaire et se fait selon la qualité et le goût avec pour objectif la recherche du point d’harmonie entre le fruit et le bois.
Beauséjour, Charmes (second vin), Tradition, Cuvée Beauséjour
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Cuvée "1901"
Aspect pourpre profond et concentré.
Beaucoup de finesse au nez, floral et séduisant.
Dès l'attaque, le fruit est concentré, bordé de tannins poudreux. Centre sphérique, un peu charnu, dominé par l'élevage à ce stade d'évolution. La finale est juteuse, au fruit croquant, un peu marquée par une légère amertume en ultime sensation.
Beaucoup de personnalité et un potentiel de garde d'une dizaine d'années devant lui.