Château Belair est un 1er Grand Cru Classé B depuis l'introduction du classement officiel de Saint-Emilion en 1954.
L'origine de Château Belair remonterait à l’époque des Gaulois. Mais d'importants changements ont eu lieu à la propriété ces dernières années. Ainsi, Pascal Delbeck en devint propriétaire en 2002 lors du décès d’Elyett Dubois-Challon. Toutefois, les droits de succession étant importants il se voit contraint de vendre Belair en 2008 à Christian Moueix, lequel était déjà entré dans le capital à hauteur de 31% en 2006.
Le vignoble de Château Belair est disposé sur un terroir diversifié, composé principalement de côtes argilo-calcaires et d'un plateau calcaire à astéries situées sous d’anciennes carrières. Actuellement quelques parcelles de vignes menacent de s’effondrer (le domaine a déjà perdu 1ha) et des travaux de consolidation sont en cours. Château Belair dispose également de caves naturelles remarquables, issues également d’anciennes carrières d’où l’on extrayait la pierre du 14ème au 19ème siècle. Depuis quelques années, Pascal Delbeck, appliquait une méthode culturale appelée "écodynamie raisonnée". Cette philosophie, très proche de la biodynamie, est principalement basée sur le respect des cycles de la nature par l'observation de l'environnement, à laquelle s’ajoute l’interactivité terre-lune.
La vinification a longtemps été traditionnelle à Château Belair. Christian Moueix prévoit d'importants investissements avec la modernisation des installations techniques pour les prochaines années.
Afin de le distinguer des douzaines de marques du même nom à Bordeaux, Château Belair a été rebaptisé, à partir du millésime 2008, sous le nom de Belair Monange. Château Belair Monange donne, généralement, des vins de style droit, avec une dentelle parfois janséniste. Les belles années, Château Belair enchante par son élégance. Ainsi, Belair 2005 et 2000 sont considérées comme des réussites majeures à Saint-Emilion.
Belair Monange, Haut Roc Blanquant (second vin)
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La robe est lumineuse, d'un beau rubis profond.
Le nez dégage des senteurs de vanille et de fruit rouge très mûr.
Une heure plus tard en terminant la bouteille, la vanille s'est estompée pour laisser place à des impressions de tabac blond et de réglisse.
En bouche, les tannins sont assez doux, bien balancés par du fruit très élégant. Légère amertume en fin de bouche... Longue finale d'une vingtaine de caudalies.
En résumé, un vin délié et sans aspérité, agréable à boire dès maintenant.