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ÉTUDES DES CHÂTEAUX ET VINS DE BORDEAUX

Château Beychevelle

Saint-Julien

4ème Grand Cru Classé

dernière mise à jour : dimanche 27 novembre 2011
 

Edifié au milieu du 17ème siècle puis reconstruit en 1757, l'élégant Château Beychevelle pose confortablement au milieu d’un parc orné de magnifiques parterres de fleurs qui éblouissent toujours les voyageurs venant de Bordeaux.

Le Domaine

Son nom signifiant « baisse voile », provient de l'usage que les bateaux navigant sur la Gironde avaient de baisser leurs voiles en passant devant le domaine, en l'honneur du propriétaire d’alors, Jean-Louis Nogaret de la Valette, Grand Amiral de France et Gouverneur de Guyenne. Le beau château actuel a été construit en 1757 à la demande du Marquis F-E de Brassier, mais a subi de nombreuses modifications comme en témoignent les différences de style entre les divers bâtiments. Un magnifique parc peuplé de statues, donne une perspective exceptionnelle sur la Gironde. Après avoir été, durant près d'un siècle, entre les mains de la Famille Achille-Fould, Château Beychevelle fut entièrement restauré dans les années 1980 et fait partie des propriétés des Groupes GMF, Suntory et Ethias. Le Directeur Monsieur Philippe Blanc, Ingénieur agronome de formation, est arrivé à Beychevelle en 1995 et a mis en place de nombreuses évolutions ayant pour but d’améliorer la qualité des vins. Il a notamment fait effectuer des études complètes du terroir avec radiographie du vignoble, qui ont révélé que certains cépages porte-greffes étaient inadaptés aux sols de Beychevelle. L’entreprise actuelle de replantation s’étalera sur une période de 10 ans. Philippe Blanc a également initié des systèmes de contrôles de qualité lors de toutes les étapes de production. Enfin, il a mis en place un travail d’équipe à différents niveaux. L’objectif des propriétaires actuels de Beychevelle est de produire un vin accessible à des prix raisonnables et qui se bonifie à long terme.

À la vigne

Le vignoble de 77 hectares du Château Beychevelle se situe sur la commune de Saint-Julien. Quelques 13 ha appartenant au domaine sont sur l’appellation Haut-Médoc. Vinifiés séparément, ils sont commercialisés sous l’étiquette des « Brulières de Beychevelle ». L’encépagement du 1er vin est de 60% Cabernet-Sauvignon, 7% Cabernet-Franc, 30% Merlot et 3% Petit-Verdot. Beychevelle bénéficie d'un sous-sol intéressant formé de graves günziennes profondes, dont le drainage est favorisé par de petits canaux. Le type de culture à la vigne est raisonné, suivant le cahier des charges « Terra Vitis », avec une philosophie d’anticipation des besoins. Le Chef de cultures préfère traiter préventivement en petites quantités que massivement au moment de l’attaque des maladies. Beychevelle effectue actuellement des essais de culture en bio sur quelques parcelles et, graduellement, procède à la réduction de la fertilisation par produits chimiques sur tout le vignoble grâce à la création d’une station de compostage pour déchets verts. Les sols sont traités mécaniquement, sans désherbants, avec des travaux viticoles d’épamprage, d’ébourgeonnage, d’effeuillages et à des vendanges vertes si nécessaire. Les Vendanges sont manuelles, effectuées par deux équipes de vendangeurs pour la parcelle située à St Julien. Les grappes triées sur plant sont déposées sur des cagettes de 20kg et transportées jusqu’à des tables vibrantes, avec une double entrée en chai pour gérer de gros volumes.

Au chai

Puis elles sont foulées et sulfitées avant d’être pompées en cuves inox et béton. Les cuves sont remplies et homogénéisées par des remontages et des corrections par saignées. La fermentation alcoolique en cuve est effectuée avec des levures sélectionnées et dure 21 à 28 jours. L’extraction souhaitée est atteinte par remontages et délestages, décidés après dégustation et dont le nombre varie selon les caractéristiques du millésime. Vient ensuite une sélection des vins de presse en barrique, logés selon l’origine des parcelles. Certaines années de qualité moindre, la propriété utilise un concentrateur par évaporation afin de donner plus de matière et de concentration au vin. La fermentation malolactique, se fait à 30 - 40% en barriques (premier vin), le restant étant fermenté en cuve. Les malos sont lancées avec certains lots de bactéries lactiques dans le but de terminer le processus plus rapidement, l’idée étant de réduire au maximum cette phase sensible durant laquelle le vin est mal protégé et peut subir des risques de déviation aromatique. Des soutirages, en barriques et en cuves, avec ajout de soufre sont effectués régulièrement. A la fin des fermentations, une évaluation des lots est effectuée avant l’assemblage en barriques. L’élevage s’étend sur 15 à 16 mois durant lesquels des ouillages et des soutirages trimestriels sont effectués. Avant la mise en bouteille, un collage calibré par tests par albumine est effectué. La propriété travaille avec 7 tonneliers qui utilisent du chêne français, auxquels il est demandé des chauffes moyennes, le vin supportant mal le surboisage.

En bouteille

De par la nature de ses sols, les vins de Beychevelle sont naturellement puissants mais fins. Grâce à son terroir de premier ordre, Château Beychevelle a connu des réussites historiques indiscutables (1949, 1970, 1982, 1986, 1989, 1990). Après une période quelque peu décevante au début des années 90, ce 4ème Grand Cru Classé est à nouveau sur une tendance qualitative positive. Les millésimes récents indiquent bien le retour de Beychevelle au niveau des Grands Crus Classés de l'AOC Saint-Julien.

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Château Beychevelle

VINS PRODUITS PAR LA PROPRIÉTÉ

Beychevelle, Amiral de Beychevelle (second vin), Les Brulieres de Beychevelle (Haut-Médoc)

ÉVALUATION PAR RAPPORT À L’AOC - SAINT-JULIEN

Millésime Note absolue Note relative à l'AOC Ecart type
2009 92.3 99.3 1.2
2008 89.4 98.1 1.63
2007 89.6 99.5 1.85
2006 88.9 98.2 2.91
2005 87.0 97.8 3.49
2004 84.2 96.5 4.17
2003 85.1 97.2 4.21
2002 84.2 96.2 3.47
2001 83.2 96.8 4.59
2000 84.8 96.6 3.82
1999 85.4 98.3 4.81
1998 85.9 97.8 5.08
1997 84.6 97.4 4.18

COMMENTAIRES DE DÉGUSTATION

Alain Bringolf - 08/2010

Rouge assez profond.
Arômes caricaturaux de bois fumé, coco, vanille avec un fruit capiteux.
L’attaque assez volumineuse et sphérique. La seconde partie de bouche est déséquilibrée, marquée par une douceur boisée, suivie d’une amertume excessive couvrant la texture.
Un vin qui peine à m’enthousiasmer.. mais qui fut apprécié par une partie de l’assistance! Comme quoi, des goûts et des couleurs..


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