Charmante propriété 19ème du Haut-Médoc, à St-Seurin de Cadourne, en limite de l'appellation St-Estèphe et voisine de Sociando-Mallet, Château Charmail a été acheté par son propriétaire actuel en 1980.
Ingénieur agronome libournais, Olivier Sèze s'attache à restituer la qualité d'un terroir d'une vingtaine d'hectares d'un seul tenant. Château Charmail est classé Cru Bourgeois supérieur.
Les sols de Château Charmail sont principalement constitués d'argiles, d’où une coplantation majoritaire de Merlot (48%) pour 30% de Cabernet-Sauvignon, 20% de Cabernet-Franc et 2% de Petit-Verdot. Le vignoble est d'une surface de 22 hectares. La densité de plantation des vignes est de 7'700 pieds à l'hectare et les rendements à Charmail sont plutôt raisonnables pour l'appellation (autour de 48-50 hl/ha). Le type de culture à est conventionnel, avec labourage des sols et la pratique d'effeuillages d'un seul côté et de vendanges vertes. Malgré des vendanges mécaniques, le travail à la vigne est très soigné.
Les raisins sont éraflés et triés à l'arrivée au cuvier. En tandem avec son ami oenologue Michel Couasnon, Olivier Sèze a développé, au début des années 90, une technique de fermentation à froid qui a, depuis, fait quelques émules. Cette macération préfermentaire "à la bourguignonne", appliquée à Château Charmail, apporte coloration, profondeur et gras à la structure du vin. La cuvaison dure un mois en moyenne. L'élevage de 12 mois est fait en barriques neuves pour un tiers.
Château Charmail produit souvent des vins savoureux, aux arômes marqués de fruits noirs et aux tannins plutôt doux qui se boivent agréablement dès leur jeunesse. Charmail est une des valeur sûre du Haut-Médoc ainsi que des vins de plaisir bien calibrés pour la table. Une bonne affaire pour tout consommateur averti.
Charmail, Tours de Charmail (second vin)
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Robe rubis assez claire.
Premier nez curieux, presque métallique, avant de s'arrondir sur des senteurs de cacao et de réglisse.
Le vin présente une structure longiligne aux contours quelque peu anguleux. Fruit manquant clairement de maturité avec des tannins plutôt amers.
Curieusement, la finale présente un excès d'acidité, tout à fait inhabituel au millésime. Serait-ce là un spécimen de vin vendangé trop tôt et ayant "bénéficié" d'un apport artificiel et excessif d'acide tartrique?
Décevant..