Château Meyney bénéficie du classement Cru Bourgeois et est situé en appellation Saint-Estèphe.
Château Meyney fut, jusqu’au 17ème siècle, la propriété d’une congrégation religieuse des Pères Feuillants. Ce sont eux qui furent à l’origine des plantations du vignoble à Meyney, appelé alors le Prieuré de Couleys. C'est le négociant Désiré Cordier qui l'acheta en 1919 et Meyney fit partie du groupe Cordier jusqu'en 2004, date à laquelle la propriété est entrée dans le giron de Crédit Agricole Grands Crus.
Le vignoble de 51 hectares d’un seul tenant sur l’appellation Saint-Estèphe, est situé sur une croupe de graves garonnaises siliceuses bien drainée, non loin de l’estuaire de la Gironde. Le terroir possède, en outre, la caractéristique originale de présenter une veine d'argile bleue épaisse de 3 mètres, enfouie dans le sous-sol, du même type que celle que l'on observe aussi à Petrus. L’encépagement se répartit à 61% de Cabernet-Sauvignon, 26% de Merlot, 10% de Petit-Verdot et 3% de Cabernet-Franc. Les vignes sont maintenues à un âge moyen de 35 à 40 ans. Les vendanges sont manuelles.
Après un double tri des raisins dans le vignoble et dans le chai, la vinification se poursuit en cuve mixte inox et béton. Les vins rejoignent ensuite le chai où ils subiront un élevage de 16 à 18 mois selon les millésimes, en barriques de chêne dont 40% sont neuves chaque année. Denis Dubourdieu est l’œnologue conseil de Château Meyney. Château Meyney produit un second vin, le Prieur de Meyney, issu des jeunes vignes du domaine.
Le style de Meyney est celui d'un vin ample, charnu et structuré. A maturité, il se caractérise souvent par ses qualités de complexité et d’équilibre.
Meyney, La Chapelle de Meyney 2e vin
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Pour le Club toulousain In Vino Veritas.
(Cabernet Sauvignon – 26% Merlot – 9% Cabernet Franc – 9% Petit Verdot)
Robe pourpre, très sombre, brillante.
Nez un peu écoeurant de senteurs intenses de coco et de vanille ! Il faut du temps, de l’attention pour dénicher l’empreinte du cassis, de la cerise, mais surtout de la ronce, la rafle, qui apportent un peu d’austérité.. Mais que cet élevage écrase tout ! Même impact d’un élevage outrancier dans une bouche crémeuse et suave. Par contre, le vin est indéniablement structuré (tanins encore virils), généreusement constitué (matière riche) et doté d’une très bonne acidité. Mais actuellement, c’est la soupe à la grimace..