Château Palmer est un fleuron incontesté de la prestigieuse appellation Margaux. Depuis les années 90, Château Palmer confirme son statut de "Super-Second" et fait partie des propriétés dont les progrès rendent totalement obsolète son classement historique 1855 en tant que 3ème Grand Cru Classé.
L'histoire rapporte qu'au 18ème siècle, ses vins (le cru s'appelait alors Domaine de Gasq) étaient particulièrement appréciés à la cour de Versailles, puis, plus tard par Louis XV. Lorsque Jeanne de Gasq rencontre le général anglais Charles Palmer en 1814, ce dernier donne son nom à la propriété. A cette époque, les vins de Palmer sont très recherchés sur la place de Londres. Plus tard, les frères Péreire, banquiers sous le second Empire, acquièrent Château Palmer et font édifier, en 1856, l'actuel Château par l'architecte Charles Burguet. Les frères Pereire et leurs descendants combattent l'oïdium et le phylloxéra, surmontent la guerre de 1870, puis la Première Guerre Mondiale. Il n'y aura que la grande crise des années 1930 pour les contraindre à céder le domaine. En 1938, quatre familles bordelaises s'allient pour acheter Palmer, les Mähler-Besse, les Sichel, les Miailhe et les Ginestet. Deux de ces familles resteront à la tête de la propriété, les Sichel et les Mähler-Besse. C'est Edouard Miailhe qui assume la lourde tâche de gérer la propriété sous l'occupation allemande. Après les drames de la Seconde Guerre mondiale et la détérioration du château par les troupes allemandes, les années 1950 voient la reconstruction du vignoble sous la gérance de Jean Bouteiller (1913-1962), gendre de Frédérick Mähler. L'un de ses fils, Bertrand, lui succède pendant 42 ans. En 2004, les actionnaires de Château Palmer confie les rênes à Thomas Duroux. Après avoir vinifié à travers le monde chez les plus grands (en Californie, en Toscane...) Thomas Duroux retrouve avec émotion le terroir bordelais dont il est originaire. Il est chargé de mener Château Palmer à travers une révolution tranquille: hausser toujours le niveau d'excellence, répondre à l'exigence des marchés, innover tout en respectant l'histoire. Plus qu'un renouveau ponctuel c'est un constant renouvellement que connaît Château Palmer et qui se poursuit aujourd'hui encore.
Son vignoble de 50ha repose sur ces fameuses croupes de graves dont sont issus les plus grands crus médocains. Un encépagement expérimenté de longue date composé de 47% de Merlot, 47% de Cabernet-Sauvignon, 6% de Petit-Verdot, une conduite du vignoble particulièrement minutieuse et un travail de chai rigoureusement axé sur le respect d'un terroir d'exception, permettent d'élaborer avec régularité des vins de très haute expression, d'une élégance et d'un charme incomparables, d'une complexité aromatique exceptionnelle et d'une finesse légendaire. Géologiquement le terroir de Palmer date de l’ère quaternaire et se situe en bordure de la Gironde. Il est formé de profondes croupes de graves garonnaises. Les vignes trouvent, sur plusieurs mètres de profondeur, un terroir exceptionnel composé de lydiennes noires, de quartz et de calcidoïne blanche. Les vendanges se font manuellement afin de sélectionner avec soin les raisins selon leur évolution et leur maturité. Le ramassage se fait en petites cagettes qui préservent au maximum les baies avant leur arrivée au cuvier.
Ensuite, les raisins sont une nouvelle fois triés sur table avant d’être mis en cuves tronconiques thermorégulées durant 18 à 20 jours. L'extraction des jus se fait par remontage avant la fermentation malolactique en cuve. Le vin vieillira de 18 à 24 mois en barriques de chêne, 50 à 60% neuves. Des soutirages trimestriels sont effectués la première année au terme de laquelle est effectué l'assemblage. A la fin de l'élevage, Palmer effectue un collage au blanc d'œuf, sans filtration. Le second vin de Palmer, Alter Ego de Palmer sera élevé dans 25 à 40% de bois neuf.
Château Palmer donne, dès son jeune âge, des vins fins d'un remarquable équilibre et d'une très belle complexité aromatique avec un grand potentiel de garde. Depuis les années 90, Château Palmer confirme son statut de "Super-Second" et fait partie des propriétés dont les progrès rendent totalement obsolète son classement historique 1855 en tant que 3ème Grand Cru Classé, tant la qualité de Palmer se rapproche aujourd'hui des meilleurs crus de la Rive Gauche, au point de souvent talonner de très près de celle de l'illustre Château Margaux. Nombre d'amateurs retrouvent d'ailleurs dans les vins de Palmer, l'élégance et la complexité des meilleurs vins de l'appellation. Dans les années récentes, citons les remarquables Château Palmer 2000 et 2005. En réalité, depuis le début de ce siècle, on peine à mettre de côté un seul millésime, tant la qualité et la constance du cru sont de haut niveau. Sur les années plus anciennes, notons les magnifiques Palmer 1996, 1990 et 1989. Palmer 1983 reste l'une des grandes références historiques du domaine. L'excellence de Palmer est une réalité reconnue sur le marché et les prix, hélas pour l'amateur, ont récemment pris une tendance haussière.
Palmer, Alter Ego (second vin)
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Rubis profond aux notes violines.
Nez ouvert et complexe aux arômes de baies rouges, cèdre, réglisse, moka ainsi qu'une légère touche herbacée (soja).
Structure juvénile, fruit acidulé, tannins enrobants. Belle persistance qui revient en finale sur un fruit très vibrant.
Une très belle bouteille encore dans son jeune âge ... alors qu'elle a presque 10 ans! Très beau potentiel de vieillissement.