Ouvert un Yquem 80 pour le réveillon.
Ne pas hésiter à le décanter PLUSIEURS HEURES AVANT de le boire!
Belle robe lingot d'or foncé. Belle densité de gras dans le verre.
Le nez est fin, avec des touches de fruits confits, de coings, d'amandes.
La bouche est très noble, tout est à sa place et rien n'est vulgaire ni excessif. Le vin manque cependant d'explosivité.
Un bon Yquem, pas très spectaculaire mais diablement bien fait.
Alain Bringolf - 12/2001
Vendanges du 29 septembre au 18 novembre.
Belle couleur or profond.
Nez très expressif, puissant d'agrumes, iode avec une très légère note souffrée qui disparaît à l'aération.
Dès l'entrée, la bouche est ronde, veloutée, magnifique équilibre. Sensation nette de rôti (botrytis). Magnifique fraîcheur finale. Beaucoup de vivacité.
Un remarquable Yquem 1983 d'une classe folle..
Alain Bringolf - 05/2002
Robe d'un or profond.
Nez subtil de miel, abricot, pêche de vigne. Délicate impression botrytisée. Très expressif.
La bouche est très pleine, un peu en un seul bloc il faut le dire, bien concentrée et réalisant un accord parfait sur le dessert aux poires. La sensation de richesse en bouche est énorme, mais le vin retombe gracilement sur ses pieds avec une finale fraîche et équilibrée.
L'après goût est d'une longueur presque irréelle, au point de continuer à diffuser des sensations de miel et de fleurs plusieurs minutes après avoir avalé ce nectar.
Bien qu'ayant connu des Yquem plus ciselés en bouche, c'est un tout grand liquoreux taillé pour la grande garde !
Laurent Gibet - 12/2006
Pour le club toulousain InVino Veritas
Robe dorée, très nette.
Nez superbe, encore peu complexe mais parfaitement pur, sans aucune scorie olfactive (volatile trop prononcée, odeurs déviantes) : agrumes, abricot sec, praliné, …
Bouche possédant cette forme d’évidence de style qui signe les grands vins. Finesse, fraîcheur, pureté, longueur (la complexité viendra avec le temps) le rendent assez indépassable (sur ce millésime du moins).
Contrairement aux productions proposées par la plupart des autres maisons, on en boirait à satiété.
Alain Bringolf - 12/2008
Aéré pendant 4 heures, non-carafé.
Robe d'un jaune or très franc.
Arômes relativement discrets de fruits exotiques, abricot et noix de coco.
Curieusement, la bouche est moyennement intense, ou du moins n'a pas l'opulence du 1997 ou encore du 1990. C'est équilibré et harmonieux mais ça manque un peu d'étoffe. Sensations rôties et confites en fin de bouche.
Un beau liquoreux, mais qui ne sort pas vraiment de l'ordinaire.
Alain Bringolf - 01/2005
Enfin j'ai pas pu résister à ouvrir une demi-bouteille d'Yquem 97...Comment dire... ça dépasse le cadre du plaisir! C'est extrêmement concentré mais en même temps plein de subtilité.
Le nez est complexe (miel, fleurs) avec beaucoup de botrytis.
En bouche, c'est plein, enveloppant, avec des zestes d'orange, de la mangue... une symphonie dont le dernier accord résonne très très longtemps!
C'est peut-être pas le Yquem le plus puissant que j'ai goûté, mais c'est d'une suprême élégance!
Inutile de dire que les autres bouteilles vont attendre....attendre car je pense qu'il ne donne pas encore le quart de son potentiel actuellement.
Alain Bringolf - 11/2007
Si la robe est à l'identique avec celle de l'Extravagant (or lumineux), on est, dès le nez, immédiatement plongé dans la magie du Roi des Sauternes.
Là où l'Extravagant nous joue un morceau de virtuosité "à la Liszt", d'Yquem nous raconte un poème riche en émotions et tout de rigueur et d'élégance. La race du botrytis se marie avec un équilibre parfait des éléments structuraux. La richesse des composants n'est cependant jamais assourdissante. La complexité est évidente, mais là ou l'Extravagant de Doisy-Daëne nous inonde d'un tsunami aromatique étourdissant, d'Yquem nous propose au contraire une palette de sensations d'une divine finesse. Que faire, sinon de se taire devant un tel chef d'oeuvre, dont pas une molécule ne semble perturber l'admirable harmonie de ce moment d'exception.
Assurément, on touche du doigt une idée de la perfection. Probablement un des d'Yquem les plus remarquables du XXème siècle, et dont nos enfants parleront avec émotion dans 50 ans!
Alain Bringolf - 05/2005
Robe assez claire, couleur paille.
Nez discret, un peu boisé, peinant un peu à s'exprimer, mais montrant beaucoup de finesse, miel, massepain, melon, floral.
Bouche compacte, excellent équilibre montrant un fruit très pur. Petite phase d'acidité avant la finale, ronde et douce.
Un vin harmonieux, élégant et classique, mais dont la structure n'est pas monumentale.
Alain Bringolf - 01/2008
Bouteille 0.375 l
Robe or pâle.
Arômes fins et multiples d'agrumes, oranges amères, citron vert, gousse de vanille et amandes.
Le vin présente un corps sphérique aux saveurs intenses. Moyennement glycériné avec un fruit d'une grande finesse, soutenu en milieu de bouche par une subtile note acide qui prolonge une sensation d'écorce d'agrumes jusqu'à la finale. Tous les éléments sont intégrés et harmonieux. Bien que longue et élégante, la finale n'est pas très puissante, faisant penser à une légère pâte de fruit et à l'amande d'une friandise au massepain.
Ce n'est pas un vin à la structure phénoménale, mais c'est diablement tentant à boire dès maintenant. Selon moi, il se situe entre le 1999 et le 1996.