J'ai ouvert hier soir mon avant-dernière bouteille de Figeac 85. Les deux précédentes goûtées fin 2002 m'avaient laissé l'impression que ce beau vin était déjà en train de rouler gentiment sur la pente descendante...
Par rapport aux bouteilles précédentes, j'avais pris le parti de ne pas décanter le vin ce soir, mais en l'ouvrant simplement 45mn avant le début du repas.
Niveau impeccable.
Robe rubis éclatante avec un peu d'orangé sur le bord du disque. Beau gras sur les parois du verre.
Le nez est d'abord discret et s'ouvre totalement 3/4h plus tard sur des notes de moka torréfié, auxquelles viennent s'ajouter de la figue, du bois de santal et du raisin de Corinthe. Plus tard encore, arrivent de nobles arômes tertiaires dont une délicate impression truffée.
Sur le palais, le vin présente une belle texture dont l'attaque aboutit rapidement sur des fruits mûrs. Les tannins sont totalement intégrés. Seule subsiste une légère acidité qui met d'ailleurs en relief le fruit. Bonne persistance alors le vin s'éteint doucement après une belle longueur en bouche. Très agréablement surpris par cette bouteille beaucoup plus en forme que ses cousines, pourtant de même provenance, goûtées il y a quelques mois.
A boire sans hésiter maintenant avec beaucoup de plaisir...
Alain Bringolf - 03/2006
Tiens - voici quelque chose que je n'ai pas goûté depuis plus de 10 ans! A l'époque, Figeac 86 était entré dans une phase totalement fermée et il était urgent de le laisser attendre. Où en sommes-nous aujourd'hui?
Je tire donc de son long sommeil une bouteille, en accompagnement d'un délicieux risotto aux asperges et truffes (miam!). Ouverture 2h avant - non décanté.
La robe, d'un beau rubis profond, présente quelques reflets orangés sur le disque.
Dès l'ouverture, le nez est racé, ouvert sur du fruit mûr (pruneau).
Deux heures plus tard, l'ensemble s'est complexifié avec davantage d'arômes tertiaires - cuir, havane, réglisse.
Belle attaque sur le fruit en bouche, mais après quelques secondes, le fruit est recouvert par des tannins encore rudes. Mazette ... presque 20 ans après! La finale est moyennement longue et on reste malheureusement sur cette impression tannique.
Je suis un tantinet inquiet par ce développement en bouche, et ces tannins qui peinent à se fondre, alors que les autres éléments du vin semblent évoluer normalement.
A certains aspects, de nombreux 86 ont l'air d'évoluer un peu comme les 75... A revoir d'ici 2-3 ans.
Laurent Gibet - 12/2006
Pour le Club Toulousain In Vino Veritas
Robe un peu plus claire, de belle évolution.
Nez frais, élégant : café, rose ancienne, cassis frais.
Bouche distinguée, équilibrée (alcool maîtrisé, ce qui est particulièrement appréciable), très fine. Une belle acidité porte le vin et on sent une légère touche d’alcool en finale.
Sa granularité est plus satisfaisante que celle de Trotanoy 89.
Alain Bringolf - 09/2005
(30% Merlot, 35% Cabernet-Franc, 35% Cabernet-Sauvignon).
Comme pour les autres 1990, la robe n'est déjà plus celle d'un très jeune vin, tournant sur le beau rubis lumineux.
Le nez, très complet, exhale de magnifiques arômes tertiaires - feuilles mortes, sous-bois - mais également une concentration de pruneau cuit et de fraise très mûre.
La bouche se révèle superbe, équilibrée, nette avec des tannins superbes et intégrés. La finale est ample et termine en douceur.
Un grand Figeac dont la proportion inhabituelle de Cabernet-Sauvignon pour un Saint-Emilion lui rend particulièrement service en cette année très chaude. Un grand moment!
Panos Kakaviatos - 06/2005
Belle couleur rouge avec un nez de caramel, de pain grillé et de fraise précédant une bouche réglissée et de cerise fraîche acidulée.
Texture serrée se dévoilant lentement principalement sur les mêmes notes aromatiques.
Ainsi que le remarque un participant, la composante Cabernet est bien définie pour ce Figeac 2000.
Laurent Gibet - 03/2008
Pour le Club Toulousain In Vino Veritas
35% Cabernet Sauvignon/35% Cabernet Franc/30% Merlot
Nez fougueux : cassis, havane, figue, herbes aromatiques, fumée, camphre, rappelant celui d’un Bandol ?
Bouche concentrée, minérale, tout en fermeté.
Encore un peu fermé à ce stade.