Non décanté, aération 4h.
Couleur rubis intense aux reflets grenat.
Nez flatteur sur un magnifique fruit mûr, presque compoté, mais contrebalancé par une belle fraîcheur et une note de chocolat noir.
Belle concentration en bouche avec des tannins ronds et toujours cette magnifique sapidité. L'acidité est encore bien présente, donnant un petit côté bourguignon à ce vin. Curieusement, la finale peine à se développer, faisant presque étriquée.
Très beau, mais la fin de bouche laisse un peu sur sa faim. Certains participants évoquent peut-être un problème de conservation?
Alain Bringolf - 04/2004
Non décanté, servi une heure après l'ouverture.
Robe grenat un peu tuilée et légèrement trouble.
Nez peu engageant de vieille grange et de tabac, marqué par une certaine acidité volatile et de notes phénoliques.
L'attaque en bouche est cependant de meilleure qualité, assez ronde sur du fruit mûr, mais marquée par un déséquilibre alcoolisé et une certaine dilution en finale.
Bien que ne présentant pas de réel défaut, ce vin est clairement une déception. Cette bouteille aurait-elle eu quelque problème de conservation? A re-goûter.
Alain Bringolf - 04/2004
Carafé 2 heures.
Robe rubis intense.
Nez chatoyant s'ouvrant progressivement sur des fruits mûrs, du tabac blond et des épices.
Sensations soyeuses et élégantes en bouche. Tannins fondus et belle fraîcheur.
Finale harmonieuse et délicate, élégante, loin du style de "culturiste" parfois présenté par certains vins modernes.
Alain Bringolf - 05/2003
Belle robe rubis légèrement évoluée.
Le nez est profond, d'une grande finesse et d'une grande complexité, avec des arômes de raisins de Corinthe, pruneaux, quelques notes fumées, avec en sous-jacent, un cassis très pur.
L'entrée en bouche est suave et d'une grande finesse, avec de nombreux tannins très veloutés.
C'est un vin bâti sur l'élégance, ample par sa densité, la finale est longue avec des notes de réglisse un peu chocolatées et un superbe cassis qui lui donne sa jeunesse. Il finit avec une pointe d'amertume.
Le potentiel de garde me semble supérieur au Léoville Barton 85 bu en même temps.
Alain Bringolf - 04/2004
En magnum - Décanté 2 heures.
Robe grenat foncée.
Le nez est plutôt fermé, mais à l'aération, il révèle une verdeur suspecte.
Confirmation en bouche, totalement hermétique, d'où émanent des sensations pétrolées assez désagréables et des tannins plutôt verts et secs.
On hésite à dire de ce vin qu'il se trouve dans une phase d'évolution fermée - mais il est plus probable que nous soyons face à un problème de bouteille (ou de magnum dans notre cas!). A re-goûter.
Laurent Gibet - 04/2007
Robe intense.
Nez épicé, herbacé. Les notes de cèdre, de réglisse, de poivron laissent peu de doutes sur l'origine bordelaise du vin.
Bouche racée, typée, particulièrement fraîche, encore très jeune, longue. Bonne densité, sans excès.
Sa minéralité et sa tension évoquent Pauillac (mais on est ici sur un millésime acide et ferme).
Laurent Gibet pour le club toulousain IVV - 12/2008
Notes de poivron, de céleri (comme sur un St-Emilion évolué). Bouche en fuseau fin, certes un peu fluide mais avec de l’unité. Un vin quasi miraculé, raisonnablement conservé, rescapé d’un millésime redoutable.
Alain Bringolf - 04/2004
Ouvert 3 heures - non décanté.
Robe un peu plus intense que le 1977.
Nez marqué par du poivron, des arômes tertiaires, champignons. Un peu évanescent.
La bouche est décevante. Attaque assez franche - milieu de bouche linéaire, finale courte, asséchante et alcoolisée.
Ce vin aurait certainement du être consommé voici une décennie.
Alain Bringolf - 04/2004
Décanté 2 heures.
Robe grenat foncée.
Nez discret d'épices, de poivron et de lard fumé.
L'attaque en bouche est impressionnante de volume et révèle une structure très concentrée: fruits rouges vifs et de beaux tannins encore très présents. Passé un petit creux perceptible en milieu de bouche, beau retour de l'impression fruitée initiale avec une longue finale où l'on sent cependant, la pointe de poivron déjà décelée au nez.
Une belle bouteille qui nécessite certainement encore 5 - 10 ans de patience pour s'arrondir.
Alain Bringolf - 04/2004
Décanté 2 heures.
Robe grenat profonde.
Le nez s'exprime avec bonheur sur une palette de fruits rouges - groseilles, framboises et un rappel vanillé.
La structure est moins printanière que le nez, montrant une grosse texture et des tannins massifs qui doivent encore s'affiner. Beaucoup de mâche et de volume, mais avec un équilibre général remarquable. Vin à la trame très dense. On sent qu'il ne fait actuellement que dévoiler une petite partie de ses potentialités.
Une bouteille probablement bâtie pour défier le temps...
Laurent Gibet - 12/2006
Pour le Club Toulousain In Vino Veritas
Robe peu évoluée, sombre et profonde.
Nez pour le coup aux antipodes du précédent : puissance et minéralité pour des effluves fougueux : cèpe frais, réglisse, encre, graphite.
Bouche virile, très solide, qui a conservé une fraîcheur ragaillardissante.
Moins de raffinement tannique que dans le cas du si délicat Figeac.
Alain Bringolf - 10/2005
Décanté 3h.
La robe est moins sombre que celle de Cos d'Estournel.
Le nez est fin et complexe sur du fruit (cerise), tabac, cèdre, truffe noire et même une touche de cacao.
Les tannins sont doux et encadrent bien le fruité élégant de la bouche. Curieusement, la finale est un peu moins longue que je pensais, mais garde, cependant, une excellente intensité tout au long de la dégustation.
N'a pas encore atteint son pic de maturité.
Alain Bringolf - 12/2007
L'aspect est d'un magnifique rubis profond.
Arômes expressifs et complexes: floral, fruits rouges, épices douces. Au second nez, truffe noire et un parfum quelque peu indéfinissable situé entre les aromates et le viandox (?).
Le vin attaque progressivement en bouche, donnant une sensation trompeuse de volume restreint. Mais en fait, c'est l'exceptionnel équilibre des composants qui laisse l'impression que rien ne dépasse, car la persistance est proprement phénoménale. Tannins ciselés, fruit bien mûr et goûteux, fraîcheur: tout y est!
A noter que le vin évolue au long de la soirée, gagnant en complexité à mesure qu'il se chambre.
Un magnifique Léoville las Cases qui a, au moins, encore une vingtaine d'années devant lui.
Laurent Gibet - 04/2007
Pour le Club Toulousain In Vino Veritas
Une très belle bouteille, fondue, racée, réconfortante.
Contrairement aux vins plus jeunes, le plaisir de ses constituants harmonisés est au rendez-vous.
Laurent Gibet - 07/08
Pour le Club Toulousain In Vino Veritas
Grande race médocaine : cèdre, graphite, havane, réglisse, jeunesse de fruit préservée (cassis).
Avenance, envergure.
Un tout petit cran en dessous de la bouteille bue à Genève en décembre 2007.
Alain Bringolf - 04/2004
Non décanté, servi immédiatement après l'ouverture.
Rubis grenat relativement clair.
Le nez, assez peu expressif, ouvre sur des épices (poivre) et de la vanille. Curieusement le vin est encore marqué par le bois (torréfaction).
La structure en bouche est assez maigre, mais sans défaut marquant.
Vin simple et plaisant, mais sans grande prétention, qui illustre les progrès techniques de vinification réalisés lors de petites années. A boire sans trop attendre.
Alain Bringolf - 04/2004
Non décanté, servi après ouverture.
La robe est plus intense que le 1991, légèrement orangée sur les bords du disque.
Le nez, plutôt discret, est encore soutenu par du fruit (prune), du bois fumé (encens), mais également par quelques curieux arômes pharmaceutiques (pansement?).
La bouche est décevante et paraît déstructurée, marquée par une acidité désagréable et une longueur réduite, terminant sur une impression alcoolisée. Sensation de réduction en finale.
Déjà sur le déclin.
Alain Bringolf - 04/2004
Non décanté, servi après ouverture.
Couleur grenat.
Nez assez simple de fruits mûrs et de cachou.
Bouche un peu diffuse et de faible ampleur sur des tannins un peu sévères. Heureusement que la finale semble s'arrondir et termine sur une note plus positive, bien que d'intensité reste très moyenne.
Un vin qui n'exprime finalement que peu de chose. Relative déception. A boire assez rapidement.
Laurent Gibet - 11/2006
Pour le Club Toulousain In Vino Veritas
Robe intense.
Panel aromatique de qualité : épices, cacao, fumée, brique chaude (certains partent vers Pessac). Encore un peu de sensation boisée.
Bouche toute en plénitude, corsetée mais avec de la rondeur. Il reste un peu de verdeur (le millésime ?) mais l'équilibre est satisfaisant (belle acidité sans excès et sans défaillance) et la finesse tannique au rendez-vous.
Alain Bringolf - 04/2004
Non décanté, servi une heure après l'ouverture.
Couleur grenat encore foncée.
Arômes plaisants d'épices (poivre), de fumé et de pruneau. Boisé encore présent au nez.
L'attaque en bouche est franche, interprétant un registre empreint de finesse, bel équilibre global. Finale un peu mentholée et moyennement longue avec l'apparition de tannins un peu durs en fin de bouche.
Ce n'est pas un monstre de concentration, mais c'est drôlement bien fait! Un très beau vin dans un millésime pas toujours facile.
Alain Bringolf - 04/2004
Décanté 3 heures.
Robe sombre.
Bouquet floral de violettes, de petits fruits (cassis) ainsi qu'une délicate touche boisée.
La trame, bien que serrée, reste très élégante. Tannin au grain croquant et finale harmonieuse. Légère sensation d'amertume en fin de bouche.
Cette bouteille a beaucoup plu par son style, davantage sur la finesse que sur la puissance. Très beau vin en devenir.
Frédéric Godin - 01/2007
Carafé 2 heures.
L'aspect de cette bouteille est très profond, presque noir.
Structure aromatique discrète mais l'attaque en bouche présente d'agréables sensations de fruits noirs et très purs. La structure tannique est serrée mais déjà fondue et soyeuse. Une sensation boisée est perceptible mais pas gênante. La matière est en cours d'intégration et l'ensemble se présente comme un très grand vin.
Une bouteille dégustée il y a 3 mois se montrait beaucoup moins bien, avec des tannins plus durs et moins de fruit. Celle-ci est nettement supérieure!
Alain Bringolf - 04/2004
Décanté 3 heures.
Couleur pourpre intense.
Nez encore sur le bois, très fermé malgré 3 heures de décantation! Un superbe fruit charnu arrive quand même à s'exprimer à travers l'hermétisme des arômes.
Dès l'attaque en bouche, ce vin est monumental! Rectitude, tannins serrés et grains fins. Une structure énorme, puissante mais jamais lourde, d'un équilibre magique, paradoxal - un poids lourd à la grâce de ballerine. Longueur phénoménale et fruit d'une exceptionnelle fraîcheur, presque encore croquant.
Cependant, on peine quelque peu à retrouver le terroir. On se prend à se demander si ce ne serait pas un grand de Pauillac caché sous l'étiquette du Marquis? Un vin superlatif !
Alain Bringolf - 04/2004
Non décanté, servi immédiatement après l'ouverture.
On change de registre avec la robe de ce 1997 - dont la couleur juvénile est encore caractérisée par des reflets pourpres intenses.
Le nez est finement marqué par la barrique torréfiée, les fruits confits et le café.
L'attaque est franche sur un fruité soyeux, mais avec un petit creux en milieu de bouche. La texture n'est pas excessivement riche, mais termine cependant harmonieusement dans une finale plutôt plaisante.
Un vin de style "moderne" (a-t-on fait appel à l'osmose inverse?) et séducteur qui devrait encore tenir une dizaine d'années. Mais va-t-il vraiment encore s'améliorer? Au regard des participants, ce vin a ses détracteurs et ses supporters mais, d'avis général, il semble que le boisé paraisse quand même un peu trop marqué en regard de la matière.
Alain Bringolf - 09/2005
Robe rubis de moyenne intensité.
Nez encore boisé avec du fruit rouge un peu cuit.
Entrée de bouche un peu brutale, marquée par des tannins un peu "verts". Fruit mûr mais la texture manque cependant d'ampleur. Longueur moyenne, sans défaut mais un peu simple.
C'est une bouteille plaisante mais sans grande complexité. M'a également semblée légèrement inférieure à celle bue en 2004.
Alain Bringolf - 04/2004
Décanté 3 heures.
Robe intense avec des reflets pourpres.
Belle expression aromatique sur du bois de cèdre un peu brûlé, des fruits rouges (cassis), de la violette ainsi qu'une petite note poivrée.
La bouche se révèle opulente et séductrice, avec un gras bien charnu sur des tannins racés.
Très belle bouteille, contrastant avec le 1996 par son style plus facile et son caractère moins typé.
Beau pedigree que l'on appréciera certainement avec grand plaisir à table ces prochaines décennies.
Alain Bringolf - 04/2004
Non décanté, servi une heure après l'ouverture.
Robe pourpre de belle intensité, encore violacée.
Le nez peine un peu à s'exprimer. Les arômes, discrets, sont principalement basés sur des fruits noirs (myrtilles) et de la réglisse, mais un boisé un peu trop intense vient cependant perturber quelque peu cette impression générale positive.
La texture est intéressante et de belle facture avec une finale veloutée pleine de fraîcheur, bien qu'un peu courte.
Ce vin rappelle le style du 1997 goûté précédemment, mais avec un peu moins de finesse dans le grain. Controversé par plusieurs dégustateurs qui apprécient moyennement son style "facile".
Actuellement en phase de fermeture, ce millésime devrait mieux s'exprimer d'ici quelques temps (2-5 ans).
Alain Bringolf - 10/2004
Nez fruité, ample.
Bouche également très développée, mais encore très tannique et un peu boisée.
Comme souvent Léoville las Casses nous a sorti un vin millimétrique dans sa texture avec une trame superbe!
Il devrait être parfait d'ici une dizaine d'années.
Alain Bringolf - 04/2004
Décanté 3h30 heures - Dégusté à l'aveugle
Robe sombre et pourpre.
Fruit surmûri et liqueur de cassis. Un noble boisé fait ressortir un nez empreint de rigueur.
La texture est très dense, serrée sur des tannins croquants d'une folle élégance. Grande ampleur et magnifique longueur. Une vinification totalement maîtrisée donnant un vin (presque) trop civilisé.
Une bouteille de très grande classe.
Alain Bringolf - 06/2005
Dégusté au Château.
Robe violine et profonde.
Arômes complexes et sensuels de fruits rouges, légèrement toasté, tabac blond.
Attaque pleine avec une superbe définition de fruit, trame serrée pas agressive. Ce vin présente un équilibre remarquable. Tout est à sa place.
Grande élégance classique et potentiel de vieillissement indiscutable.
Alain Bringolf - 06/2005
Dégusté au Château.
Monsieur Rolland , le Maître de chai, nous explique que la proportion de Merlot y est plus basse cette année que d'habitude, alors que les Cabernets ont profité de la fin d'été chaude et plus sèche pour concentrer leurs jus.
Contrairement au Clos du Marquis, encore sur la retenue, ce las Cases s'exprime pleinement avec de remarquables arômes fruités, une touche vanillée et un soupçon de cannelle.
Bouche puissante et complexe, remarquable intensité de texture, beaucoup de fraîcheur. L'équilibre se maintient pour une longue finale dont on ne se lasse pas.
Assurément un digne représentant de la haute lignée des vins produits par le domaine. A recommander, absolument (surtout aux prix actuels!).
Alain Bringolf - 06/2007
Quelle finesse au nez ! Palette de fruits rouges, légèrement mentholés et délicatement toastés. Arômes riches, floraux, d'une grande complexité.
La construction en bouche est absolument précise, serrée, sanguine pourrait-on presque dire. Le fruit est expressif, avec de remarquables tannins soyeux et une touche réglissée, ceci malgré une trame serrée et rigoureuse.
Un vin superbe qui, à certains égards, rappelle l'excellent 2001.
Alain Bringolf - 05/2008
Nez moyennement expressif d’épices, fruits rouges et de bouillon de viande.
L’entrée de bouche est progressive, serrée. Le fruit est moyennement riche, bordé par des tannins ciselés. Le développement sur le palais est tendu, extrêmement fin avec un retour minéral.
C’est un vin un peu énigmatique et classique, qui n’a pas certes l’opulence du Pichon Baron 2005, goûté juste avant, mais qui montre davantage encore de complexité cachée. Donnera un vin exceptionnel d'ici une vingtaine d’années !