Robe rubis profond, lumineuse, légèrement orangée sur le bord.
Au nez, c'est toute la délicatesse d'un beau Médoc mûr, fraise, figue avec des senteurs de tabac, de grillé, de truffe ainsi qu'une touche florale.
La bouche est ample, toute en rondeur, puissante mais pas agressive. Les tannins sont maintenant intégrés, mais la texture garde une belle fraîcheur fruitée jusqu'à la finale, pulpeuse et soyeuse.
Une remarquable bouteille parfaitement "à point", mais qui devrait conserver toutes ses qualités pour quelques années encore.
Alain Bringolf - 04/2007
(Ouvert 3h auparavant - non décanté)
En voilà un dont je ne me lasse pas.
Robe rubis, lumineuse et rayonnante.
Nez complexe dont la gamme s'étend depuis des fruits bien mûrs (pruneau, raisins secs) à la boîte de cigare, en passant par le bois de cèdre, le cacao et même un soupçon de lavande.
Magnifique rondeur en bouche, dense et encore fruitée, mais restant toujours élégante et vive - légère sensation de poivre vert au palais. Finale ronde sur une belle concentration de fruit.
Le vin semble actuellement être dans sa fenêtre d'apogée.
Goûté le lendemain soir, le fond de la bouteille a mal évolué, très oxydé et déséquilibré avec une bouche alcooleuse et maintenant peu agréable.
Alain Bringolf - 05/2005
Robe rubis aux bords du disque tuilés.
Effluves caractérisées par du pruneau et des arômes tertiaires, cuir, tabac blond, olive noire, mine de crayon.
La structure en bouche est soyeuse, ronde et délicieusement équilibrée. L'explosivité n'est pas la caractéristique première de cette bouteille mais tout est agréablement en place et parfaitement intégré.
Un bel exemple de Pauillac parfaitement à point, qui n'aura finalement pas vraiment souffert de la comparaison avec le Palmer 1983 bu en parallèle, chacun jouant dans un registre très différent.
Alain Bringolf - 03/2006
La robe commence à évoluer avec des reflets fauves.
Le nez est splendide, pruneau, cerise noire, truffe, cuir et mine de crayon.
Bouche pleine, sereine, sphérique, aux tannins suaves, fruit goûteux et mûr. Excellente persistance.
Proche de son pic.
Alain Bringolf - 11/2006
Bu au restaurant. Non décanté (dommage car ça n'aurait pas été un luxe..)
La robe est étonnamment foncée - presque violette.
Au début, le nez est très discret, mais va en s'améliorant au fil des minutes. Epices, cèdre, fruits rouges.
En bouche, les tannins sont très "solides" sur une charpente encore boisée. On recherche vainement le côté féminin de Pichon. Mais finalement, c'est un Pauillac très classique qu'on a sous la main.
On se demande si ce vin n'a pas pris un élixir de jouvence... il paraît tellement jeune et ne porte vraiment pas ses 20 ans! Il ne donne certainement pas encore le meilleur de ses possibilités à ce stade. A regoûter d'ici trois à cinq ans.
Alain Bringolf - 09/2004
Une visite samedi chez mon paternel nous permet de dénicher au fond de sa cave, quelques bouteilles isolées (et probablement oubliées depuis longtemps!)
Curieusement, la robe est bien plus vive et profonde que j'imaginais.
Nez épicé, réglisse et pruneau.
En bouche, la structure est encore bien vivante, les tannins sont intégrés et la finale montre encore une belle fraîcheur. Longueur cependant moyenne.
Agréable et sans défauts, bien que sur une pente clairement déclinante. A parfaitement tenu la route sur un râble de lièvre.
Laurent Gibet - 12/2006
Pour le Club Toulousain In Vino Veritas
Robe évoluée, intense, brillante.
Nez agréable en raison d'un vieillissement qui a dégagé des senteurs charmeuses de poivron, de réglisse, de cacao, de cerises confites, d'amande, de rose. Bouche minérale, fine, assez fraîche.
La chair est seulement moyenne mais cohérente, avec peu d'alcool et un soupçon végétal.
Alain Bringolf - 01/2004
Décanté 2h avant le repas.
La robe est d'un rubis profond, tournant légèrement sur le brun.
Au nez, ce vin est très attractif, fruits mûrs, pruneaux, réglisse, poivre vert et muscade.
En bouche par contre, c'est un peu la déception: l'attaque manque de franchise hésitant entre tannins un peu verts et sensations tertiaires. Sensation mentholée en milieu de bouche avant de terminer sur une légère amertume. Finale relativement courte.
Si ce vin se révèle tout à fait agréable en accompagnement d'un bon rôti, on n'est quand même pas transporté de joie en regard du millésime et de la réputation du cru.
Un petit Pichon à boire dans les 2-5 ans.
Alain Bringolf - 11/2004
Robe claire, sans trace d'évolution notable.
Joli nez fin de fruits acidulés, vanille et menthol.
Attaque vive en bouche, où je retrouve de petits fruits rouges, mais également des tannins un peu verts. Le milieu de bouche manque d'ampleur, la structure s'étiole et la finale est courte, presque diluée, laissant un léger goût amer en fin de bouche.
Un tout petit Pichon qui, cependant, se boit actuellement avec un certain plaisir en accompagnement d'un plat de cuisine asiatique aux sauces modérément relevées.
Laurent Gibet - 11/2006
Pour le Club Toulousain In Vino Veritas
Robe intense et jeune.
Nez proche du précédent, boisé (biscotte), rentre-dedans, sur le cassis, le végétal, le piment.
Bouche corrompue par de la sécheresse, piquante, peu plaisante.
Quel manque d'harmonie !
Alain Bringolf - 06/2004
Arômes marqués de fruits rouges.
Bouche relativement faible, presque diluée, marquée par un bois excessif et des tannins verts.
Un des Pichon Comtesse les moins excitants que j'ai goûté. Je doute qu'il puisse s'améliorer. A boire.
Laurent Gibet - 9/2007
Pour le Club Toulousain In Vino Veritas
Notes plutôt confites et vraiment peu expansives de cacao, de cerise confite.
Profil alcooleux, tendant à sécher. Imaginé issu de la rive droite (il est vrai qu'il y a ici pas mal de merlot). Un vin au top selon la RVF et Parker ?! Je rejoins l'avis assez réservé du club toulousain IVV (horizontale de mars 2007) et surtout (en pire) de Winemega (31/8/07), qui ont tous les 2 très mal goûté ce millésime.
Note : le vin passe pourtant après un fort décevant Haut-Brion 1993.
Alain Bringolf - 07/2008
Couleur rubis tournant au fauve.
Nez agréable de fruits rouges, vanille et tabac blond.
L’attaque est soyeuse, progressive. Tannins élégants et bel équilibre en milieu de bouche. Manque un peu de corps avant la finale qui tombe un peu. Un peu de vivacité lui aurait donné un coup de fouet salutaire.
A boire dès maintenant.
Alain Bringolf - 05/2005
Expression élégante et fine de fruit rouge, banane, chocolat et léger poivron rouge.
Bouche encore relativement austère aux tannins fins, légèrement mentholée. Grande finesse de grain.
Comme souvent avec la Comtesse, élégance et aristocratie s'allient pour former un très beau vin qui devrait se bonifier avec le temps.
Alain Bringolf - 06/2006
Robe profonde.
Nez marqué par l'élevage avec des notes vanillées et torréfiées ainsi que de bois de cèdre. Après aération, nuances fines de fruit rouge crémeux, figue et une touche fumée.
La trame est serrée en bouche, avec des tannins encore granuleux desquels émerge un goût de framboise un peu surmûrie. Longueur et équilibre en finale.
Un vin prometteur, bien qu'il faille probablement s'armer de patience avant d'en apprécier toutes les facettes.
Alain Bringolf - 06/2007
Vin assez réservé au nez toutefois très fin, strict et minéral.
La bouche est racée, se distinguant par sa fraîcheur (maturité peut-être un peu « juste » ?) mais son toucher est d'une grande précision. La texture est bien plus démonstrative que sur des millésimes plus anciens au même âge. Bouche bien digeste, finalement clairement marqué par le Petit Verdot.
Un vin qui mérite bien quelques années de patience avant qu'il ne révèle tout son potentiel.
Alain Bringolf - 03/2008
Nez assez discret et fin, plutôt racé et classique.
Dès l'entrée en bouche, je suis frappé par la grande profondeur de ce vin. Le fruit est sensationnel de fraîcheur, parfaitement encadré par des tannins serrés, mais à peine perceptibles. C'est à la fois fin et très élégant, car n'usant d'aucun artifice.
Un grand Bordeaux qui évoque une personnalité à la classe évidente. Remarquable!
Alex Rychlewski - 04/2008
Belle couleur profonde.
Nez caractéristique de Pauillac (cuir, cèdre), mais un peu fugace et schisteux. Devrait s’épanouir avec le temps.
La sensation en bouche est dense, douce et goûteuse. La prise de bois semble un peu excessive à ce stade d’évolution. La seconde moitié de bouche paraît un peu trop « facile », présentant une structure un peu relâchée qui manque de persistance.
Un vin sensuel, bien typé de son appellation, qui procurera du plaisir à boire, jeune ou plus âgé.